Jui
22

The Hacker - Rêves Mécaniques

Auteur // beegeesman

Quatre ans après ses "Mélodies en sous-sol", The Hacker revient nous conter ses "Rêves mécaniques". Le grenoblois déjà connu et reconnu pour ses associations à Miss Kittin ("Frank Sinatra") et à toute la clique du label Goodlife débarque donc avec ce concentré de rêves et saveurs. La sorti du maxi "Flesh&Bones" nous laisse présager une silhouette sonore structurée et sophistiquée, au final les avis diverges et les fans semblent être un peu déçu.

 

Le résolument Dancefloor "Flesh&Bones" accompagné de Respect donne la couleur de l’album en s’appuyant sur des basses puissantes et des sons ténébreux. On enchaine ensuite sur un "Sequenced Life" très Kraftwerkien, style qui semble inspirer une bonne part de l’album, bourré de piques binaires sur fond mélodieux. La très hype Miss Kittin vient ensuite acidifier un "Masterplan" absolument exquis qui entretient le mystère des rêves mécaniques. Le terrifiant "Village of the Damned" tel un métronome monte progressivement vers une techno millimétrée qui en scotchera plus d’un. "Electronic Snowflakes" est une balade, un break, une insomnie dans la rêverie du hacker, une mélodie calme et reposante rappelant les manèges musicaux à ressorts de notre enfance. Une preuve que le bonhomme sait faire chanter intervient encore ici avec "Traces" qui permet à Mount Sims de parafer ce bijoux très aux accents Depeche Mode, Un morceau qui sent bon les influences new waves du Grenoblois. "It’s The Mind" effectivement très cérébrale sent les anciens morceaux concoctés avec Miss Kittin, des basses, des ruptures et des « Gling-Gling ». "Radiation" et "The Brutalist" font renouer Michel Amato (le vrai nom du garçon) avec ses passions pour le son des raves et ses productions sur Kobayashi ou Dancefloor Killers. L’album se conclue enfin sur "Sleeping Machines", comptine allumée où la grosse caisse s’agite nerveusement. En résumé, un peu moins sombre que "Mélodie En Sous Sol", "Rêves Mécaniques" se veut plus électro, parfois plus aérien, mais ne s’éloigne jamais de cette ambiance froide et ténébreuse qui fait la recette du bonhomme depuis ses débuts. Un album qui décevra certains par son coté « boum-boum » trop Dancefloor mais qui se pose la pour motiver et pour vous emmener vous et vos enceintes vers des dimensions non explorées.

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