Jui
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Murmure du son 2012 : 10 ans de festival, 10 ans du Sous-marin

Auteur // bigbabou

murmure du son 2012 arnaud rebotini, krikor, spitzer, korg brain Grodon Shumway & Le Sous-marin all star

Vous l'aurez compris 2012 est une année un peu particulière pour le sous-marin puisque cela fait 10 ans que nous nous agitons pour diffuser la musique électronique. Alors oui, il y a l'euro, la présidentielle, les Flanby à lunettes, la crise, mais diantre, fichtre, regardons-nous le nombril (vous pouvez regarder aussi) et fêtons ensemble cet anniversaire qui sonne définitivement comme l'avévement d'une maturité fiérement affichée.

Nous profitons donc de l'édition 2012 du festival le Murmure du Son pour fêter cette décennie et pour vous proposer une programmation variée, bigaré et toujours de qualité !

Trève d'onanisme, voici les joyeux lurons qui se chargeront de faire un cut temporaire dans cette décénnie musicale : Arnaud Rebotini, Krikor, Spitzer, le prometteur KorgBrain et bien sûr Gordon Shumway & le Sous-marin !

Cela se passera vendredi 29 juin au théatre des charmes à EU à partir de 21H, pour faire un gros spin-back et silloner ensemble au travers de performances musicales aussi palpitantes que le furent ces dix années. Come on folks!

[CONCOURS] 3x2 places à gagner jusqu'à mercredi soir ici

Arnaud Rebotini 

( Blackstrobe Records / Citizen / Goodlife / Kling Klong )

Arnaud Rebotini

Sorti il y a quatre ans, le premier album de Black Strobe, Burn Your Own Church a pris tout le monde par surprise avec son esthétique rageuse, ses guitares agressives, ses références au hard-rock et sa manière de tourner le dos à l’esthétique proprette de l’électro-pop de l’époque.

En 2007 épuisé de brûler des guitares sur scène, lors de la tournée tout autour du monde qui a accompagné l’album, Arnaud Rebotini s’enferme alors en studio, éteint son ordinateur, oublie les logiciels et autres plug-ins qu’on entend partout, pour le meilleur comme souvent pour le pire… Et en profite pour ressortir ses vieilles machines accumulées au fil des ans, les TR-808,SH-101, TR-909, TB-303 ou autres Juno 60, tous instruments inscrits au fer rouge dans l’histoire de la techno.

À l’époque, le principal intéressé confie : « Quand je me suis retrouvé devant mes boîtes à rythmes et mes synthés, je me suis senti si à l’aise, j’avais l’impression d’avoir fait ça toute ma vie… Le plaisir de retrouver ces sons a été une révélation. Quand tu allumes un synthé, tu joues avec un instrument qui fait partie de l’histoire de la musique. Un laptop, ça reste la machine avec laquelle tu envoies tes mails. »

Music Components, l’album signé sous son propre nom, qui jaillira de cette redécouverte des diodes et autres transistors, est un pur hommage aux classiques de l’électro et à la philosophie de base de la techno : des morceaux longs, instrumentaux, répétitifs, puissants et mélancoliques déroulant une seule et même idée jusqu’à l’obsession.

Dix titres racés qui attestent que la techno a une vie en dehors du dancefloor et qui rejoignent au panthéon des disques classiques les albums de Carl Craig, Plastikman ou Drexciya pour n’en citer que quelques uns.

Mais surtout Music Components est un album qui s’inscrit complètement à contre courant de ce qui excite l’époque, la saturation, les couches successives, le mélange des genres, l’hybridation des formats, les idées mal développées…

Devant le succès, inespéré et étrangement révélateur, de cet album concept comme la techno en raffole, il semblait inévitable que Rebotini ne s’engage pas dans une suite à donner à Music Components. C’est désormais chose faite ! Mais comme, de Zend Avesta à Black Strobe en passant par Aleph, notre homme ne s’est jamais contenté de la redite, mais a toujours été l’instigateur de projets singuliers, aux identités clairement marquées, n’espérons pas de lui un Music Components Volume 2. Mais plutôt une nouvelle approche, un angle original, une autre facette de ce retour aux machines. Someone Gave Me Religion est ainsi un album qui résonne tout entier de la tournée live qui a suivi la sortie de Music Components où seul derrière ses machines, Rebotini a plongé et confronté sa musique à la dure réalité du dancefloor…

D’entrée, le morceau The First Thirteen Minutes Of Love ouvre ce nouvel album sur plus de dix minutes d’ambient comme on n’en a pas entendu depuis des années. Cette longue plage élégiaque qui s’aventure autant du côté de Carl Craig que des espaces chill out des raves disparues, semble conçue comme une mise en garde. Et nous rappelle de bien prendre notre souffle avant de nous laisser happer par huit morceaux qui dessinent un arc électronique qui relierait Detroit et Berlin, Front 242 et Carl Craig, les envolées transe et la retenue de la minimale, les années 90 et le nouveau millénaire, et dont on n’ose imaginer la puissance de frappe et les ravages au coeur de tout club qui se respecte !

Aujourd’hui, que le vintage est la dernière mode dont on parle, que les synthés d’époque s’arrachent sur eBay, que les constructeurs mythiques réfléchissent à de nouvelles machines et que beaucoup de producteurs de renom critiquent ouvertement les limites créatives de la musique sur ordinateur, on mesure enfin à quel point Music Components était un disque qui tout en cultivant une certaine nostalgie pour les années d’or de la techno, refusait en fait de se réfugier dans le passé. Mais, bien au contraire, visionnaire, ouvrait une voie royale au futur… Un futur qui a désormais un nom et ce quel que soit l’heure ou le lieu !

 

Liens

www : www.rebotini.blackstroberecords.com External link

Soundcloud : soundcloud.com/blackstroberecords External link

Krikor 

(Tiger Sushi / Play house)

 krikor

1998: les premiers maxi sur 20000ST, une version "sale" du son « French Touch » de 1996, qui pourrait être considéré comme une prémonition de la « nouvelle French Touch » de 2008 . Collaborations avec Ark, remixes.

2002: Krikor fait équipe avec Benjamin Morando et créent France Copland, un étrange projet techno ghetto influencé par la booty de Detroit ainsi que la recherche musicale de l'Ircam (Institut de recherche musicale et acoustique).

2003 : Krikor s’intéresse de plus en plus aux sons et assiste aux cours  d’Octavio Lopez (célèbre compositeur de musique contemporaine) au conservatoire et explore les techniques de l’électro-accoustique qu’il intègrera plus tard dans ses productions. A cette même période, il devient  DJ résident au  soirées Crispin de  Dior au Club 333 dans l’East London.

2006: il crée son propre label, Omerta Registrazione et 12inches communiqués par Pilooski, France Copland ... il collabore également avec différents labels tels que Tigersushi, Kill The DJ…

2008/2009: Krikor et DJ Chloé commencent un nouveau duo appelé Plein Soleil. Premier morceau sur le célèbre label allemand Playhouse.

Aujourd'hui, le style musical de Krikor est devenu plus hybride que jamais, une synthèse personnelle de ses obsessions musicales: la rainure de graisse et de machines aux vieux tambours de la House de Chicago, les sons abstraits de la techno minimale, l'envie et l'énergie du rock (abilly), la dureté de la musique industrielle, le romantisme sombre de Folk anti-héros des années 60 et la réflexion prospective de la GRM laboratoire rats (Pierre Schaeffer, Pierre Henry ..).

Le résultat de cette synthèse est un premier album «Land of thrust» - enfin, après 10 ans d'attente. C'est un album intime et ambitieux, amer et doux. 11 morceaux de bande son de cinéma mettant en vedette les voix de Krikor lui-même et aussi Nicolas Ker (Poni Hoax à partir) sur "Break It All" et "Les chiens de première instance», Chloé (la punkette anglaise de Battant) sur «The Times».

Liens

www : www.krikor.fr External link

Soundcloud : soundcloud.com/krikorparis External link

Spitzer 

(Infiné / Parlophone)

spitzer

Ces deux frères sont de toute évidence des partenaires du crime. Pas de faux-semblants, pas d'esbroufe, juste beaucoup d'enthousiasme et un grand esprit d’ouverture. Ils ont été guidés et chéri par les Nuits Sonores, une famille en pleine expansion basée à Lyon; quartier général d'Agoria. Un peu d'histoire pour vous: le son pur et puissant des guitares électriques du début des années 90, indie rock des fanzines, les cheveux longs et puis tout à coup sur la techno subversives froid qui rend votre cœur battre la chamade et le funk machine qui vous amène dans une sueur froide. Les pathologies simples d'une véritable révélation. Ils sont également une partie de la génération numérique, la génération Myspace où les pistes sont envoyés dans la blogosphère à bourdonner à travers le monde au moment où ils sont créés avec un simple clic, c'est la façon dont ils se sont retrouvés pistes remixage par popstars internationales telles que Kylie Minogue et Sally Shapiro et passe un tour du monde.

Avec le temps, la production est devenue plus nette et se distingue du reste de la foule, les frères Spitzer affiché une nouvelle soif pour la tangibilité; qui s'est montré sous la forme de la sortie de leur album premier vinyle sur le label InFiné Music. Un retour au devant de la scène? Pas vraiment, ressemble plus à un tour de montagnes russes.

Quoi d'autre avez-vous à attendre de ce titre éponyme? Il se déplace le long des rails de la techno à la vitesse de la lumière, en passant par le son de Detroit et le décollage vers le ciel des vagues délicieusement dissonantes avant de descendre dans un état de limbes.

La deuxième ronde commence par "Sir Chester", piloté par une boucle cinématique qui tourbillonne autour de notes de synthé, ne laissant que le vertige jubilatoire de l'après-musique trance.

la chanteuse invitée sur "Too Hard to Breathe" est KID A, une jeune américaine qui a récemment enchanté compilation "Balance" d'Agoria. Ce vinyle fournit une autre combinaison gagnante de pistes qui vont vous couper le souffle.

Liens

www : www.spitzer.fr External link

Soundcloud :soundcloud.com/spitzer_sncld External link

 

Korg Brain

(DWNTWN RCRD)

 

korgBrain

KorgBrain, jeune producteur Français (Rouen) signé sur le Label Suisse DWNTWN RCRD évolue dans des DJ Sets et des productions housy mêlés de bass UK et de nappes postdubstep. Son premier E.P "Aricie" est sorti en fin d'année 2011 sur toutes les plateformes de téléchargement, et le second et en préparation avec des remixes efficaces dont un par un artiste du label Infiné Music.
Un voyage doux & dansant entre Détroit, Chicago, Londres, Paris & Berlin.

Liens

Facebook : www.facebook.com/KorgBrain External link
Soundcloud : soundcloud.com/korgbrainmusic External link
Twitter : twitter.com/#!/KorgBrain External link

Gordon Shumway & Le Sous-marin All Star

(infiné / Mental Groove)

Gordon Shumawy

 Après avoir reçu une éducation hip-hop electro, Gordon Shumway a viré sa cuti et a doucement basculé vers des influences plus « club », oscillant entre techno originelle et nouvelle scène garage anglaise. Toujours prêt à s’imprégner de nouveaux sons et de légendes du passé, cet esthète musical n’hésitera pas à pousser le clubber lambda dans ses plus profonds retranchements. Aujourd'hui DJ au sein de la famille InFiné et résident à la Machine du Moulin Rouge, il est enfin prêt à distiller des sons profonds et accrocheurs qui feront le plaisir de vos papilles auditives.

Liens

Facebook : www.facebook.com/gordonshumwaypage External link

Soundcloud : soundcloud.com/gordon-shumway External link

WOOD

(Wood Video)

 wood

Wood est un collectif de vidéo et d'installation scénique composé de ease, Bastardgraphics (deux anciens du collectif PLAY*) et Xal, tout trois graphistes freelances officiants entre Paris, Lyon et Strasbourg.

Leurs créations vidéo - toutes originales - naviguent entre animation colorée et dynamique et film live bourré d'effets spéciaux numériques autant que de trucages faits maisons.
Ils essayent aujourd'hui dès que possible de se différencier de la vague "fluo" du veejaying actuel pour présenter un show pop, ludique et résolument arty.

Ils viendront donc à Eu pour ajouter une bonne dose d'interactions graphiques avec les artistes musicaux qui se produiront Vendredi soir.

Liens

www: www.madeofwood.fr External link

Et le samedi 30 juin

 

 

Infos / accès / tarifs

 

 Vendredi 29 juin - 20Hsamedi 30 juin - 18H
Tarifs 10€ 24€ en prévente / 28€ sur place
Accès

Théatre des charmes External link

Chateau d'EU External link

 www : www.murmureduson.com External link

facebook : www.facebook.com/lemurmureduson External link

twitter : twitter.com/#!/FestivalMurmure External link

Sorti il y a quatre ans, le premier album de Black Strobe, Burn Your Own Church a pris tout
le monde par surprise avec son esthétique rageuse, ses guitares agressives, ses références au
hard-rock et sa manière de tourner le dos à l’esthétique proprette de l’électro-pop de l’époque.
En 2007 épuisé de brûler des guitares sur scène, lors de la tournée tout autour du monde qui
a accompagné l’album, Arnaud Rebotini s’enferme alors en studio, éteint son ordinateur, oublie
les logiciels et autres plug-ins qu’on entend partout, pour le meilleur comme souvent pour le
pire… Et en profite pour ressortir ses vieilles machines accumulées au fil des ans, les TR-808,
SH-101, TR-909, TB-303 ou autres Juno 60, tous instruments inscrits au fer rouge dans l’histoire
de la techno.
À l’époque, le principal intéressé confie : « Quand je me suis retrouvé devant mes boîtes à rythmes
et mes synthés, je me suis senti si à l’aise, j’avais l’impression d’avoir fait ça toute ma vie…
Le plaisir de retrouver ces sons a été une révélation. Quand tu allumes un synthé, tu joues avec
un instrument qui fait partie de l’histoire de la musique. Un laptop, ça reste la machine avec
laquelle tu envoies tes mails. »
Music Components, l’album signé sous son propre nom, qui jaillira de cette redécouverte des
diodes et autres transistors, est un pur hommage aux classiques de l’électro et à la philosophie
de base de la techno : des morceaux longs, instrumentaux, répétitifs, puissants et mélancoliques
déroulant une seule et même idée jusqu’à l’obsession.
Dix titres racés qui attestent que la techno a une vie en dehors du dancefloor et qui rejoignent
au panthéon des disques classiques les albums de Carl Craig, Plastikman ou Drexciya pour
n’en citer que quelques uns.
Mais surtout Music Components est un album qui s’inscrit complètement à contre courant de
ce qui excite l’époque, la saturation, les couches successives, le mélange des genres, l’hybridation
des formats, les idées mal développées…
Devant le succès, inespéré et étrangement révélateur, de cet album concept comme la techno
en raffole, il semblait inévitable que Rebotini ne s’engage pas dans une suite à donner à Music
Components. C’est désormais chose faite ! Mais comme, de Zend Avesta à Black Strobe en
passant par Aleph, notre homme ne s’est jamais contenté de la redite, mais a toujours été
l’instigateur de projets singuliers, aux identités clairement marquées, n’espérons pas de lui un
Music Components Volume 2. Mais plutôt une nouvelle approche, un angle original, une autre
facette de ce retour aux machines. Someone Gave Me Religion est ainsi un album qui résonne
tout entier de la tournée live qui a suivi la sortie de Music Components où seul derrière ses
machines, Rebotini a plongé et confronté sa musique à la dure réalité du dancefloor…
D’entrée, le morceau The First Thirteen Minutes Of Love ouvre ce nouvel album sur plus de
dix minutes d’ambient comme on n’en a pas entendu depuis des années. Cette longue plage
élégiaque qui s’aventure autant du côté de Carl Craig que des espaces chill out des raves
disparues, semble conçue comme une mise en garde. Et nous rappelle de bien prendre notre
souffle avant de nous laisser happer par huit morceaux qui dessinent un arc électronique qui
relierait Detroit et Berlin, Front 242 et Carl Craig, les envolées transe et la retenue de la minimale,
les années 90 et le nouveau millénaire, et dont on n’ose imaginer la puissance de frappe
et les ravages au coeur de tout club qui se respecte !
Aujourd’hui, que le vintage est la dernière mode dont on parle, que les synthés d’époque s’arrachent
sur eBay, que les constructeurs mythiques réfléchissent à de nouvelles machines et que
beaucoup de producteurs de renom critiquent ouvertement les limites créatives de la musique
sur ordinateur, on mesure enfin à quel point Music Components était un disque qui tout en
cultivant une certaine nostalgie pour les années d’or de la techno, refusait en fait de se réfugier
dans le passé. Mais, bien au contraire, visionnaire, ouvrait une voie royale au futur… Un futur
qui a désormais un nom et ce quel que soit l’heure ou le

Comments  

 
#1 lëkima 25-06-2012 11:14
Cool!! ça me rappelle des souvenirs...
Bon festival!!!
Quote
 

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