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Astropolis 2005

Auteur // bigbabou

Séduit par l'édition 2004, nous revoilà de retour sur la route des galettes et des embruns mais aussi et surtout du plus ancien des festivals électro pour une programmation surprenante et pleine de promesse. Dévoilée au compte goutte, la programmation définitive ne fut révélée que quelques jours avant le début des festivités mais avec quelles surprises ! Les Beruriers Noirs, LE groupe punk référence des 8O's en France devaient se produire lors de la soirée de clôture. Cette année leur label « Folklore de la zone mondiale » était invité à partager la scène Mekanik (Hardcore etc ...). A cette occasion celle-ci prend la dimension d'un concert rock en se dotant d'une scène au dimension encore jamais vu pour ce festival. Mais cela ne pouvait éclipser pour nous, technoïdes que nous sommes, la venue du label mythique de Detroit, Underground Resistance.

Après les premières soirées qui accueillaient entre autre Richie Hawtin, Jennifer Cardini External link ou encore David Carretta External link les jeudi et vendredi c'est donc à cette soirée du samedi que nous nous rendons. A notre arrivé nous nous laissons tenté par les sonorités minimale de Sonic Crew. Un mix net et sans bavure qui nous fait patienté agréablement jusqu'à l'arrivé d'Underground Resistance. Un rapide passage par les reef de Zenzile et nous voilà dans la cour qui accueillait l'an dernier Laurent Garnier.
Lorsque le show commence, un son chaud présenté comme la musique originel des club gay vient vers nous. Un son sur lequel on ne peut s'empêcher d'être entraîner par les notes funky d'une guitare ou jazzy d'un clavier. Un son prenant qui vous transpose dans les années originelles du mouvement électronique et qui nous fait oublier l'enchaînement qu'opèrent Dj Skurge et Dj Digital, le binôme d'Aquanauts. On sent alors une envie de la part d’un des acolytes de nous faire ressentir cette musique en la partageant ensemble, allant jusqu'à faire danser les gens sur scène. Seule la soif put nous arracher à cette ambiance, on ne peut plus conviviale.

Un rapide passage à la scène "rock" nous fait découvrir l'immense foule présente, plus pour la venue des Berus que la prestation d'Ethnopaire. L'affluence et le changement de scène ont raison de notre volonté et après un rapide passage sur l'Astrofloor abrité par un chapiteau, le son peu entraînant de Adam-Sky nous rabat vers la scène Underground Resistance une nouvelle fois. Malgré l’apparition du fameux crachin breton la prestation toujours dans le même ton de John Collins, continue dans des sonorités funky et transforment la cour en dancefloor bondé.
Sur L'Astrofloor Alter Ego ne put s'empêcher d'user (et abuser ?)de son tube (rocker je crois) afin de mettre définitivement le public en orbite pour accueillir la reine française de l'électro clash Miss Kittin. Celle-ci donne une bonne leçon d'électro passant par les beat déjantés de TTC et colorant par intermittence de sa voie résonnante les morceaux les plus envoûtants. Bref un bon moment soutenu par une technique impeccable.

Sur la scène Dub devenue Drum n’ Bass, accompagnée du fin scratcheur Dj Pone et de MC Verse, Elisa Do Brazil satisfait les danseurs avec ses tracks groovy à souhait.
Tandis que le concert des Berrus s’achève sur le bien connu « Salut à toi » dans une joyeuse mélée sur scène, Manu le malin reprend les commandes avec un son radicale. Un son noir et dur dont il a l’habitude, sur un tempo techno que l’on a peu coutume d’entendre pour ce genre de sonorités.
L’espagnole Oscar Mulero nous fait oublier nos jambes lourdes avec un set techno impeccable et explosif, enchaînant les rythmiques de toutes sortes avec habileté, tenant le dancefloor en haleine.
7h, l’heure ou nos corps nous crie la fatigue accumulé à bouger au fil du tempo. Un dernier passage à la cour nous fait vivre l’ultime morceaux de la scène Underground Resistance. Et quel morceau !! Les connaisseurs s’en doute déjà. Le morceau symbole, à la fois de cette ville qu’est Detroit, et de son influence sur la musique techno depuis ses débuts. Mais aussi du militantisme underground affiché par ce label. Allez, je vous laisse devinez … non … toujours pas … bon allez. Une interprétation musicale au clavier batterie et basse de The Jaguar qui réveille tout le monde et qui transmet toute son énergie aux derniers danseurs galvanisés par cet hymne. Bref un pur moment que même le crachin qui aura été de la partie toute la nuit ne pourra ternir.

Cette édition, riche en surprise a su conserver l’esprit festif qui caractérise cet événement. Une programmation qui aura comblé le public dans sa diversité, en apportant sa dose de décibels, de découvertes et de convivialité. Voilà le mot de la fin je crois.

PS : petit clin d'oeil à Bnj de www.la-sauterelle.com External link pour la place.

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