Avr
22

[Review] Wagon Christ @ La machine

Auteur // beegeesman

wagon christ @la Machine

 

C’est non sans un certains retard, que j’écris ces quelques ligne afin de vous conter le déroulement d’une fameuse soirée. Et pour une fois, je ne tombe pas dans la facilité en vous narrant une énième soirée au Rex. Révolution mes camarades! Sur un coup de tête, un coup de je t’aime, je me suis fourvoyer dans les entrailles de la machine du moulin rouge ! Mais oui, le moulin rouge ! Etendard d’un quartier peuplé de gens marteaux, parés de faux cilles (alors là un malabar bi-goût pour celui qui trouve le jeu de mot !) le moulin rouge s’est refait un lifting façon Michou, en transformant sa toussoteuse Loco en Machine rutilante ! C’est donc avec un certains plaisir que l’on se retrouve dans ses entrailles pour y retrouver Gordon Shumway, Walls, Wagon Christ et dj oof ! Push the button !

 

Soyons clair, je ne découvre pas le lieu non plus, mais les précédentes soirées auxquelles j’ai pu assister ne m’ont pas forcément inspirées outre mesures. La Machine souffre, semble-t-il, d’un déficit d’image. Programmation trop généraliste pour un puriste, pas assez géographiquement central pour les bobos, pas assez ou trop bling-bling pour les esthète du clubbing, les événements peinent à trouver leur publique. Et pourtant le lieu est magnifique, la programmation tout-à-fait honorable et plus élitiste que certains blockbuster de la nuit. Le mystère reste, mais gageons qu’avec le temps et la venue de résidents prometteurs tel que Gordon Shumway, la Machine risque grandement d’inverser la vapeur. Justement c’est ce même Gordon qui ouvrait la soirée aux manettes de la chaufferie (la seule accessible). Ce n’est jamais facile de démarrer une soirée, mais le bougre sait y faire et n’a pas tarder à entrainer dans son sillage les premiers clubber impatients d’en découdre. Un set bien syncopé et éclectique à souhait, aux sonorités Warpo-Infiné bien prononcées qui ne manquera pas de prendre du volume au cours des prochains passages du monsieur. Walls s’inscrit dans une mouvance assez intéressante, et qui depuis quelques années produit des morceaux de qualitay. A l’instar d’Apparat ou Trentemoeller, les deux compères cassent les clivages entre électro et acoustique pour un rendu surprenant et harmonieux. Des machines, un synthé et une guitare et voilà la nouvelle trouvaille de Kompakt qui nous emporte vers des univers sonores chatoyant et variés (moins qu’Apparat et Trentemoeller, faux pas déconner).

J’ai rarement vu un Dj se pointer avec juste un mac et claquer des sons de malade pendant une heure et demi sans débander, et bien il fallait être là pour voir Luke Vibert aka Wagon Christ ! Des sons qui, excusez moi l’expression, puent le cul, une rythmique qui attaquent direct l’équilibre hormonal et c’est l’orgie sonore assurée. Luke en a sous le capot et son set carbure a tout va pendant que les corps s’emmêlent sur le dancefloor, c’est beau, juste beau. Dj OOF était chargé de clôturer la soirée, mais vu que je suis un incorrigible petit con qui se fatigue super vite, j’ai n’ai pu entendre que 10min de son set qui semblait néanmoins prometteur.

Que dire ? La machine c’est bien, ça carbure aux vitamines ! Il faut juste se laisser charmer par l’endroit qui navigue entre petites salles exigües et gros espaces massifs, s’imprégner d’un lieu dédié à la fête et aux sons. On se voit à la prochaine résidence de Gordon Shumway ?

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