Oct
19

[Review] Nuit électro SFR @ grand Palais

Auteur // beegeesman

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Hello World ! Voici un moment que je ne vous avais pas conté nos péripéties subaquatiques ! Dorénavant je vais tenter d'être le relais et le reflet des nuits parisiennes. Non pas dans un esprit parisianiste snobinard qui nargue les provinciaux, mais plus en tant qu'envoyé spécial dans un monde qui va mal. La nuit parisienne souffre, mais un bon nombre d'acteurs sont prêt à relever le défi de remettre cette vieille dame sur ses pattes (Mami sous excta !). Cette envie (la mienne de faire le reporter hein !) vient de l'énergie que l'ont peut voir au travers des différents événements qui s'organisent, des différents acteurs qui s'investissent. Trêve d'introduction qui dure trois plombes. Tout pourrait commencer par ce qu'on pourrait appeler « le kilomètre zéro » de l'autoroute de la fête. Ce samedi se tenait la Nuit Electro SFR, un nom un peu pompeux mais au diable les considérations anti-capitalisto-undergroundo-identitaires, une soirée comme ça c'est du bonheur ! Un lieu (Grand Palais), une prog (LG, SMD, JML...), une organisation pro et un prosélytisme très diffus de la part de SFR, tout est là pour contenter le moindre sceptique (je viens de passer 5 minutes à trouver un jeu de mot, en vain). On enfile la redingote, le haut-de-forme, les gants blanc et on se branche sur cette déconnexion nocturne (un comble pour SFR).

D'entrée ça en jette, pas de demi-mesure sur ce coup là, le grand palais s'éclaire et brûle déjà, il est 20h00 et la boule à facette géante installée à l'extérieur saupoudre les mastodontes de pierre de ses éclats de rêve (ça en jette hein ?). Ce qui est bien avec ce lieu c'est qu'on sent d'emblée qu'on ne se sentira pas à l'étroit, les grands vous pouvez bomber le torse, y'a de la hauteur de plafond ! Justement, une question me taraudait, comment combler/mettre en valeur cet espace immense ? Le résultat fut franchement bluffant, une pelouse artificielle et ses transats à droite, un bar géant a gauche, et la scène en renfoncement entre les deux. Un triptyque festif gagnant agrémenté de visuels surdimensionnés (vous voyez un terrain de hand ? bah...) et de suspension géante. Je me rends compte en écrivant de l'emploi abusifs de superlatifs (pas mon genre habituellement), mais c'est ce qui caractérise cet événement, tout s'accorde avec ce lieu, majestueux et épuré. Monsieur SFR il sait faire (obligé, désolé, suicidé)

La programmation n'est pas en reste avec Siskid et Kamil pour assurer le warm-up et les changements de plateau, Anything Maria en coup de cœur, Ebony Bones en détonateur, Yuksek en vocodeur, Juan MacLean en fédérateur, Laurent Garnier en bonheur, Simian Mobile Disco en raveur et « Supermayeur ».

De loin remonte nos (moi et compadre Bertrand) souvenirs d'être arrivé aussi tôt en soirée, mais ça change, les idées sont plus claires et les discussions plus sensées. Même si ce n'était pas notre intention première (les personnes qui nous recevaient nous ont vilement tendu un piège), nous nous sommes obligeamment l'SFR (Publicité subliminale dans un article c'est fort hein ?). 

Même avec la meilleure volonté du monde nous n'aurions pu assister au set de Siskid et Kamil, 18h je sors à peine de la douche moi ! Avec le recul je frôle la frustration, tant les changements de plateau étaient pertinents, puissant et entrainants. Et P***** que c'est bon de ne pas se taper le CD que Dédé l'ingé son te passes fièrement et qui, j'en suis sur, est vénéré et protégé tel le Saint-Graal à Rome ou la fricadelle à Bruxelles (choc inter-dimensionnel). Plus sérieusement, cette arrivée de bonne heure nous à permis de voir Anything Maria, invitée de Yuksek et sélectionnée en tant que Jeune Talent SFR. Une belle découverte, la miss a de la prestance, gérer son live et assurer vocalement, ça vous pose déjà la performance. Et quand sa voie vous attaque avec une sensibilité pleine d'assurance sur des sons bruts et mélodiques c'est vos oreilles qui en redemandent. (Interview à venir, stay tuned). Venait ensuite Ebony Bones, furieusement décalé, tant au niveau vestimentaire que musicale, un OMNI (J'vous laisse trouver) ! Un spectacle visuel et sonore assez bluffant qui aurait mérité d'autres circonstances. Je m'explique. Voici typiquement le genre de groupe qui à besoin d'un public (à 11h, y'as pas grand monde) et d'un lieu un peu plus petit et qui sent la sueur pour exploser ! Point de critique juste une vision (Soubirous sors de ce corps !). Un petit tour au coin presse prendre des contacts, parler à la pétillante Anything Maria, croiser Tania Bruna Rosso, et se ravitailler voila déjà que Yuksek se présente. Clairement le point d'orgue pour une partie du publique, les kids avait la permission de minuit et ont usés de tout leurs atout (Convers, Slim, Casquette...) pour profiter de leur moment. Pas de raccourci facile messieurs (et dames) Yuksek n'est pas qu'un prolongement musical de la vague Justice. On y trouve quelques bribes turbinesques c'est vrai, mais niveau production et prestation live c'est comme si l'Espagne défiait le Lichtenstein au foot, 18 classes d'écart. Il ne fait pas semblant et se met en danger sur un live chanté, super-technique. 

Siskid et Kamil ont fini leur intérim, et c'est maintenant les DJ-Set qui succèdent au live, et ainsi de suite. Mister Juan Maclean se place alors derrière les platines.

On passera sous silence le changement de Technics à l'arrache (vous vous en foutez hein ?) tant la prestation d'ensemble était carrée. A part quelques titres isolés et des connexions à LCD Soundsystem, pas plus d'informations sur le monsieur, un look à la Joe Cocker (sans les drogues) et un charisme aussi développé que celui de Benoit Pedretti, le publique se désintéresse. Bien mal leur en à pris à ces Footix de la musique, quand on connait un peu ses productions on ne peut que s'attendre à du tout bon avec lui. Une house boostée, groovy et rythmée qui a fini par faire revenir les quelques brebis égarées qui ont eu vite fait de se trémousser sur les sons de ce grand monsieur de l'électro. Ne nous le cachons pas, pour les non-kids, le top de la soirée était le live de Laurent Garnier. Le pape de l'électro est arrivé détendu, souriant, et prêt à profiter de la dernière date de sa tournée longue de 18 mois. Une vraie osmose, microphone en main, qui fait plaisir à voir, même si le fan absolu qu'est mon acolyte est ressorti plutôt déçu de cette prestation. Je n'en ai cure et me régale toujours de voir ce que peut rendre une telle formation, un crossover électro-acoustique toujours mené d'une main de maître par un Lolo (oui je l'appel lolo et alors ?) qui semble toujours profiter comme un gosse de ces moments de communion auditive. Si il repart sur les routes, ne le loupez pas, toutes les bonnes choses peuvent avoir une fin !

On repasse sur du Dj-set, après s'être enfilé un ou deux Hot-dog (il faisait faim) ! Simian Mobile Disco, c'est des titres comme « Hustler » ou « We are your friends », autant le dire des machines à tubes. Il est d'ailleurs assez marrant de noter la surprise (déception ?) d'une certaine partie du publique qui a vu apparaitre un seul des deux acolytes et qui n'était pas venu réciter sa pléiade de tubes. Un super set, très vivant, qui rappel un peu les plus belles heures de la rave anglaise, très dynamique mais mélodique, heurté mais fluide ! Encore une fois saluons le monsieur qui n'est pas tombé dans la facilité et qui m'a vraiment fait shaké mon reste de booty !

L'honneur de clôturer la soirée revenait au duo Supermayer. Monsieur minimal (Michael Mayer) et son « Guetta lookalike friend » (Superpitcher) ont du batailler dur pour obtenir la puissance sonore qu'ils méritaient, après dix minutes de set en sourdine, on a vraiment pu apprécier la profondeur des galettes qui nous étaient proposées. Une association vraiment efficace qui jongle sans retenue entre minimal épurée et deep house bien proportionnée, un ensemble vraiment bien équilibré et planant qui ne pouvait que conclure idéalement ce feux d'artifice sonore. Time to go pour les 2 reporter d'un soir, rencontres, découvertes, mais...ces enfoirés de G7 ne veulent pas nous donner de taxi, on ère tranquillement dans les rues parisiennes toujours sublimées par les « éclats de rêves » (je mets un copyright là-dessus) que nous a procuré la soirée. Tel Ground Zero, cette soirée doit être le renouveau de quelque chose, et doit montrer qu'à Paris, il est encore possible d'organiser de belles soirées. Alors que tout le monde suive la locomotive, la mairie, les investisseurs, les organisateurs et bien évidemment le public. Paris a le plus beau « potentiel teuf » au monde, merci à SFR de nous l'avoir rappelé. « Wanna be startin' Something », «come together » !

Un Sous-marinier relancé ou un Brad Wurst qui frétille !

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