Jui
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[review] Shamoushi Night @Rex Club

Auteur // beegeesman

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Une review qui date un peu, mais qui peut toujours donner le gout à certains de passer au Rex, ou d'aller voir Shamoushi.

Ah le Rex un samedi soir ! C’est juste différent. Différent d’un club lambda, différent du Rex le vendredi soir et surement plus différent que bon nombre de soirées. On pourra le classer dans les petites choses insignifiantes et qui peuvent paraitre futiles qui nous rendent la vie meilleure. A classer au même rang que le café du matin (avec la clope en option), un jolie couché de soleil ou le sourire d’une belle inconnue dans le métro, c'est beau...

D’une manière plus pragmatique (j’ai mis un marque page à mon dico pour le retrouver celui-là) le samedi au Rex c’est toujours du lourd, une programmation rarement décevante, et cette soirée ne faisait que confirmer ce poncif (je l’ai trouvé pas loin de pragmatique). Avec Agoria et Oxia dans une formation « Shamoushi » on tient un sacré duo qui, par ces temps de coupe du monde, pourrait être qualifié d’expérimenté et complémentaire. Un back to back « all night long » des plus prometteur qui fleure bon les classiques, les productions perso, des pépites en gros. Let's go the club!

Pensant arriver avec le traditionnel « flow » de gens, je me pointe vers 1h aux portes du Rex. Bon soyons honnêtes, c’est pas la foire d’empoigne, étonnant tant les deux gaillards programmés ont roulés leur bosse, et sont des habitués du Rex. J’apprenais de plus, en me renseignant parce que je fais bien mon travail, que la « Shamoushi » night était un concept éprouvé puisque plusieurs fois programmé au Rex. Je me dis que les gens se sont pointés tôt, ou qu’ils viendront plus tard, trop occupé qu’ils sont à profiter de la chaude nuit parisienne sur les bords de la Seine (on se rassure comme on peut).

Toujours bien accueilli (juste l’impression de ne pas être considéré comme du bétail, ça joue), je descends vers the main room. Le son commence déjà à taper et ça donne sérieusement envie d’en découdre, à nous deux Shamoushi ! J’avais déjà croisé Agoria sur un « Batoteuf » (Stubniz pour les a(r)mateurs) et j’en avais gardé un probant (pas loin après pragmatique non plus celui-là) souvenir. Oscillant entre des sonorités différentes mais toujours cohérentes, j’avais encore à l’esprit un set bien senti, plus marathonien que sprinter au niveau de la gestion de l’effort, plus épicurien que boulimique au niveau de l’écoute. Force est de constater que le monsieur n’a pas perdu la main et loin de là. L’association avec Oxia est super « fun ». On les sent s’éclater derrière les platines, chacun à balancer sa petite galette pour entrainer l’autre dans son sillage. Ca monte, ça descend, le public suit bien, ça se communique l’envie de danser et de s’éclater, et pas que par les disques, que certaine en prenne de la graine.

On croise du beau monde, Master H passe par là, des gens fatigués, des gens moins fatigués, des gens bizarrement encore à donf. La soirée touche à sa fin pour le reporter d’un soir, avec la nette impression, depuis longtemps, non ressentie à Paris, d’une soirée réussie. Un public qui adhère vraiment à la musique (et qui se regarde pas danser) ça te change une soirée, à croire que Shamoushi avait mandaté une armada de fans lyonnais pour mettre l’ambiance ;)

Bon, comme évoqué précédemment, le Rex n’est pas full-full. L’énigmatique public parisien fait encore des siennes. Envie de dire tant pis pour eux. Envie de dire tant mieux pour nous. Envie de dire « zavez du caca dans les oreilles ? ». Envie de dire merci le rex. Envie de conclure par un « Même à Paris, Shamoushi c’est party ! »

 

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